Vous travaillez pour pouvoir aller au rythme de la terre et de l'âme de la terre. Car être oisif c'est devenir étranger aux saisons, et s'écarter de la procession de la vie, qui avance majestueusement et en fière soumission vers l'infini.
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L'âme se déploie, comme un lotus aux pétales innombrables.
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L'amour est la seule fleur qui croît et qui fleurit sans l'aide des saisons.
Les deux ne sont pas séparables. Elles arrivent ensemble, et, quand l'une d'elles s'installe seule à votre table, souvenez-vous que l'autre dort dans votre lit.
La solitude est un orage silencieux qui brise toutes les branches mortes, mais qui plante cependant nos racines vivantes plus profondément dans le coeur vivant de la terre vivante.
Et qu'il n'y ait d'autre but à l'amitié que l'approfondissement de l'être. Car l'amour qui recherche autre chose que la révélation de son mystère n'est pas l'amour, mais un filet que l'on jette : seul l'inutile s'y trouve attrapé.
Dans la même œuvre
Vos habits voilent beaucoup de votre beauté, mais ils ne cachent pas toute disgrâce.
Votre douleur est ce par quoi se brise la coquille de votre entendement. Et comme il faut que le noyau du fruit se rompe pour que le coeur du fruit s'offre au soleil, ainsi vous faut-il connaître la douleur.
Plus profondément le chagrin creusera votre être, plus vous pourrez contenir la joie.
L'amour ne donne que de lui-même, et ne prend que de lui-même. L'amour ne possède pas, ni ne veut être possédé.
Si le temps n'est qu'illusion, les illusions ne durent qu'un temps!